Même les méchants rêvent d'amour - Anne-Gaëlle HUON

Même les méchants rêvent d'amour
Anne-Gaëlle HUON
Edition Albin Michel - 2019



Hello la Team

J'espère que vous allez bien. Je reviens vers vous aujourd'hui pour vous présenter un très joli roman qui m'a beaucoup émue "Même les méchants rêvent d'amour". Je vous l'ai présenté brièvement dans ma sélection pour cet été, et j'avoue que celui-ci représente clairement un incontournable à mes yeux !

Déjà, on est d'accord que rien que le titre est accrocheur. Je trouve cette phrase tellement belle et tellement juste. J'ai vraiment adoré lire ce roman et je vous laisse de suite avec le résumé. Vous retrouverez mon avis juste après :)


Résumé

Julia est une jeune trentenaire occupée ; entre le boulot, les amis et le quotidien, il lui est parfois difficile d'accorder du temps à sa grand-mère qui vit dans le Sud de la France, en Province. Jusqu'au jour où sa grand-mère Jeannine fait une chute, et se retrouve obligée de vivre dans un établissement spécialisé.

Julia se rend donc en catastrophe au chevet de sa grand-mère qui n'est plus tout à fait la même. Ses souvenirs s'envolent peu à peu, et il lui est difficile de reconnaître même ses proches. Peu à peu, Julia va devoir apprendre à connaître à nouveau sa grand-mère.

Lorsqu'elle se rend dans sa maison familiale, Julia tombe alors sur un mystérieux carnet qui lui est adressé. Elle y retrouve des souvenirs et des anecdotes sur la vie de Jeannine, qu'elle n'avait jusqu'alors jamais entendu. S'en suit un très joli voyage vers le passé, où les odeurs de truffe et de lavandes nous font tour à tour voyager...


" Et si demain je ne me souviendrai plus de rien ? Quels messages me laisserais-je à moi-même ? De quoi aimerai-je me souvenir ? Du nom de mes amis, de mon café favori, de mon libraire peut-être ? De mes auteurs préférés ? Non, l'amnésie me donnerait l'occasion de les redécouvrir... En verité, les seuls souvenirs qu'elle chérisse sont ceux des moments passés ici, auprès de sa grand-mère. Voilà ce qu'elle écrirait dans son carnet. Le sourire de Jeannine sur le quai de gare. Ses bras chauds, sa joie de vivre. Les parties de petits chevaux, la glace au cassis, les visites au moulin, les après-midi à la plage, les soirées sur la terrasse et les parfums de l'été.



Mon avis

Ce roman se lit très vite ; je pense qu'un week-end vous suffira largement pour le dévorer, tant il est bien écrit et l'histoire nous imprègne totalement. Pour ma part, je ne vais pas vous le cacher, il m'a fallu presque deux semaines pour le terminer. Non pas qu'il ne m'a pas plu, bien au contraire, mais il faisait étrangement écho à ma propre histoire.

Lorsque j'ai refermé le livre à la fin du premier chapitre, j'ai eu un appel de ma famille qui m'annonçait que ma propre grand-mère a fait une chute. Malheureusement, nous savions que l'issue ne serait pas positive pour elle. Alors forcément, cette lecture a été difficile parce qu'elle me renvoyait à ma propre situation et à ma propre douleur.

Néanmoins, elle m'a aussi à plusieurs reprises soulagée car je me suis totalement retrouvée en Julia ; j'ai compris ses questionnements, ses inquiétudes et ses peurs. Grâce à l'auteur, j'ai pu mettre des mots sur ce que moi-même, je traversais.

Pour revenir plus particulièrement au roman, j'ai beaucoup apprécié la poésie avec laquelle Anne-Gaëlle décrit le Sud. Vraiment, on pourrait s'y croire... Ce roman nous transporte dans tout un univers qui nous paraît presque connu.
Le voyage dans le passé de Jeannine est très émouvant, et j'aime beaucoup ces passages sur l'histoire de notre pays (qui pour information, sont issus d'un vrai récit de vie).

On sent beaucoup d'émotion tout au long de ce roman et sincèrement, il m'a vraiment beaucoup touché. Forcément, il gardera pour moi une place très particulière étant donné qu'il m'a accompagné à un moment difficile de ma vie.


Je dédis cette chronique à ma grand-mère, qui nous a malheureusement quitté il y a une semaine. Tout comme Julia dans ce roman, je ne peux que la remercier pour l'impact qu'elle a eu dans ma vie. Elle laisse forcément un vide immense que plus rien ne pourra jamais comblé, mais j'essaye de le remplir peu à peu avec les souvenirs qu'il me reste d'elle.
Prenez soin de nos anciens, car comme le dit Anne-Gaëlle HUON dans son roman : "nos anciens sont des livres ouverts qu'on ne prend pas le temps de lire". Et c'est tellement dommage, car leurs récits sont tellement précieux.



Je vous embrasse,
Debora

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